Verdun aux 3 visages

Parler des visages de Verdun c’est humaniser l’approche de cette bataille tant il est vrai que le visage est le propre de l’homme, qu’il l’identifie, qu’il porte inscrites ses joies et ses souffrances, qu’il peut se lire comme un paysage.

Le paysage de guerre met l’accent sur les cicatrices laissées par la bataille sur le modelé du terrain, les ruines, les fortifications, la faune et la flore présentant des particularités propres à la recolonisation du champ de bataille

La terre de mémoire tourne l’attention vers les milliers de tombes qui se dressent et les milliers de morts sans sépultures qui reposent encore dans la terre de Verdun, la terre au sens propre et non le lieu de mémoire même si le dialogue entre les deux termes, terre et lieu, peut être riche de signification.

Cette terre de mémoire inclut aussi les villages martyrs dont il ne reste aucune pierre, que la terre bouleversée.

Cette thématique intéresse particulièrement l’éducation morale et civique, elle englobe la réflexion sur le sens du sacrifice. Elle prend en compte ce qui frappe le plus les élèves qui découvrent Verdun : les immenses nécropoles, l’ossuaire de Douaumont, les villages détruits.

Le lieu de réconciliation englobe tous les autres visages de Verdun : c’est parce que Verdun a été l’archétype du champ de bataille qu’elle est devenue par excellence le lieu où vient s’inscrire la réconciliation, particulièrement la réconciliation franco – allemande.

Cette thématique est essentielle pour tous les acteurs éducatifs de la commémoration de la Première Guerre mondiale : il est impensable de séparer la commémoration du conflit de celle de la réconciliation parce que ce serait insignifiant.